Communiqué de presse
Leadership féminin : Yvette Tembo Kulemfuka, de Kinshasa à la stratégie industrielle nationale
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La nomination d’Yvette Tembo Kulemfuka au Conseil d’administration de la DGCDI-RDC marque l’accès d’une technocrate de terrain aux instances de la stratégie industrielle nationale. Un signal fort pour le leadership féminin en RDC.
Leadership féminin : Yvette Tembo Kulemfuka, de Kinshasa à la stratégie industrielle nationale
La nomination de Mme Yvette Tembo Kulemfuka au Conseil d’administration de la Direction Générale des Corridors de Développement Industriel (DGCDI-RDC), intervenue le 3 juin 2026 par ordonnance présidentielle lue sur la RTNC, constitue bien plus qu’une promotion individuelle. Plusieurs mois après, elle demeure un événement marqueur : celui de l’accès d’une femme, technocrate de terrain, aux instances où se conçoit la stratégie industrielle nationale.
Le leadership féminin n’est pas ici un slogan. Il est une trajectoire. Seule femme nommée parmi les dix ministres du gouvernement provincial de Daniel Bumba à Kinshasa, Yvette Tembo Kulemfuka a d’abord fait ses preuves dans l’action publique locale. Ministre des Finances, de l’Économie, du Genre, de la Famille, de l’Enfant et des Affaires sociales, elle a imprimé sa méthode : contrats de performance avec la DGRK pour maximiser les recettes de la capitale, financement du programme « KIN EZO BONGA », tolérance zéro face à la corruption.
Mais son action ne s’est pas limitée aux chiffres. En charge du Genre, de la Famille et de l’Enfant, elle a relancé la Coordination provinciale de lutte contre les Violences Basées sur le Genre, rappelant que la responsabilité du groupe est de « transformer les engagements en actions concrètes ». Une illustration de ce que peut être un leadership féminin utile : proche des réalités, tourné vers les résultats.
Avec la DGCDI-RDC, institution stratégique créée par décret n°20/001 du 5 mars 2020 et chargée de piloter les zones industrielles le long des axes routiers, ferroviaires et fluviaux, Yvette Tembo Kulemfuka change d’échelle. De Kinshasa à la stratégie industrielle nationale, elle démontre que les femmes congolaises peuvent siéger dans les organes qui définissent l’avenir économique et industriel du pays.
Cette nomination envoie un signal fort : les compétences féminines ne sont plus confinées aux ministères sociaux ou aux instances locales. Elles accèdent aux conseils d’administration, aux décisions structurantes, aux choix qui engagent la nation. Le parcours d’Yvette Tembo Kulemfuka, cadre de l’UDPS/Tshisekedi, originaire de Gungu dans le Kwilu, en est la preuve.
Discrète mais efficace, technocrate mais militante, Yvette Tembo Kulemfuka incarne cette nouvelle génération de femmes politiques qui ne demandent plus leur place : elles la prennent par le travail, la rigueur et les résultats.
À propos
Mme Yvette Tembo Kulemfuka est une technocrate congolaise, cadre de l’UDPS/Tshisekedi. Née le 26 mars 1981 à Kinshasa et originaire de Gungu, dans le Kwilu, elle est diplômée du Collège de la Salle en commerciale et administration, graduée en sciences économiques, licenciée en économie monétaire, titulaire d’un master en économie, marketing et gestion de parti politique, et diplômée du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD). Ses domaines d’expertise couvrent l’administration publique, la communication, la planification de projets et l’analyse économique.
Elle a exercé durant neuf ans comme conseillère au ministère de la Santé publique, avant d’être assistante du Directeur national des Jeux de la Francophonie, puis conseillère au ministère du Budget chargée de l’Analyse économique. Consultante au PNMLS et coordonnatrice adjointe de la DYNAFEC, elle a également été candidate aux législatives de 2018 à Lukunga et de 2023 à Gungu.
Le 31 juillet 2024, elle est nommée seule femme parmi les dix ministres du gouvernement provincial de Kinshasa. Ministre des Finances, Économie, Genre, Famille, Enfant et Affaires sociales, elle prend ses fonctions le 6 août 2024. Le 3 juin 2026, par ordonnance présidentielle, elle est nommée membre du Conseil d’administration de la Direction Générale des Corridors de Développement Industriel (DGCDI-RDC).
Son parcours illustre un leadership féminin fondé sur l’expertise, la rigueur et l’efficacité.